Et voilà !
Bienvenue et bonne lecture.
Voilà ce que j’ai envie de vous dire. Billet fini, point, on ferme l’onglet et on retourne regarder Stranger Things sur Netflix.
Je n’ai jamais regardé Stranger Things.
Honte sur moi et ma vache.
Plus sérieusement : Mari Morgan, c’est quoi ?
Pour être honnête, Mari Morgan a longtemps été une maison d’édition focalisée sur l’érotisme et la romantasy vraiment spicy. Les romans érotiques, j’entends. En 2014, je ne pensais pas être capable de créer mes propres BD un jour. Mes dessins de l’époque étaient tout sauf jolis, et l’anatomie se rapprochait plus de Slender Man que de Yu Gi Oh. Or, Yu Gi Oh est mon manga favori et je rêvais alors de rencontrer Kazuki Takahashi.
Malheureusement, cela n’arrivera jamais.
Néanmoins, j’ai choisi de persister. J’ai fait un overhaul complet de Mari Morgan pour ne publier QUE des mangas et des light-novels. Bien sûr, il y en a parmi vous qui se demandent ce qu’est un light-novel. Après tout, c’est encore un marché de « niche » aux yeux de beaucoup d’éditeurs et de libraires. Ca commence à changer, et c’est très bien. Mais pour faire court : un light-novel, c’est un récit court, jugé « léger » (ha !) dans sa prose comme dans les thèmes qui y sont abordés, et facile à lire. Un light-novel, c’est aussi un récit illustré avec des dessins de type manga.
Vous aurez sans doute noté le « ha ! » dubitatif plus haut.
Je ne dirai qu’une chose : si quelqu’un vous dit un jour que les light-novels, c’est bon pour les enfants, cette personne ment.
Bakemonogatari est un bon exemple de light-novel, tout comme Sword Art Online. Tous deux ont été adaptés en mangas puis en anime, et le moins qu’on puisse dire, c’est que si la prose peut paraître légère, le récit en lui-même a parfois des côtés franchement sombres. Pourtant, les deux univers sont accessibles à tous les publics, et c’est tant mieux !
Tout ça pour dire que Mari Morgan, c’est un cri d’amour. Le miaulement strident du chat sur son muret.
Un cri qui s’adresse au monde du manga et du light-novel.
Je ne vais pas vous mentir : percer dans le monde littéraire, c’est un enfer, surtout avec les fanas de l’IA qui pondent de la bouillie pleine de moisissure tous les jours à côté. Mais je ne me vois pas arrêter de dessiner. Ecrire et dessiner, créer, c’est ma vie. Ca fait partie de ce qui me définit. Et c’est pour ça que je souhaite partager mes livres avec les autres. Je ne suis ni la meilleure dans mon domaine, ni la plus intelligente, et je ne suis ni riche ni célèbre.
Mais j’aime ce que je fais, et je veux donner à mes lecteurs l’envie d’écrire à leur tour.
Pour l’instant, je ne suis pas en mesure d’accueillir d’autres auteurs. J’ai déjà quelques créateurs en vue, cela dit, mais il est hors de question que je les prenne sous mon aile sans pouvoir leur garantir quoi que ce soit. Bien sûr, je ne dirai jamais à qui que ce soit qu’il est aisé de devenir riche et célèbre en faisant ce métier. D’ailleurs, les mangakas que vous aimez ont quasiment TOUS commencé en se prenant rateaux et pelles en pleine face jusqu’à pouvoir ouvrir un magasin Gamm’ Vert à côté de chez vous.
Il y a aussi ceux qui ont commencé en s’auto-éditant. Oh! Great, CLAMP, Yana Toboso, etc.
Qu’ils aient écrit des hentais, des doujins, qu’ils se soient lancés grâce à leurs fanarts ou avec des oeuvres originales perdues dans les abysses du temps, le résultat est là : ils vous font rêver aujourd’hui.
S’auto-éditer, ça ne veut pas dire que vous avez foiré votre carrière littéraire.
C’est un choix.
Et ça a du bon et du mauvais.
Mais ça, on en parlera un autre jour.
Bisous et bonne lecture !